E C K A N K A R, la religion de la Lumière et du Son de Dieu


Qui était Paul Twitchell ?

Sri Harold Klemp

Paul Twitchell a été l'homme exceptionnel qui a fait connaître les enseignements d'Eckankar en 1965. Plus j'étudie sa vie et ses écrits, plus je le respecte.

Je considère Paul comme le plus grand compilateur qui ait existé. Certaines personnes pensent que chaque fois qu'il se mettait à écrire les mots s’alignaient sur le papier dans un anglais impeccable, chaque signe de ponctuation au bon endroit, comme il convient à un message important provenant de l'Homme-Dieu des temps modernes. Cela ne s’est pas passé tout à fait ainsi.

 

Le voyageur spirituel

Paul Twitchell était un voyageur spirituel possédant un indéniable pouvoir spirituel. Des gens l'ont vu sur les plans intérieurs, bien des années avant qu’il n’entreprenne sa mission en 1965, pendant qu'il faisait son apprentissage en vue de devenir le Mahanta, le Maître ECK Vivant.

Un homme a rencontré Paul en rêve, quatorze ans avant de faire sa connaissance physiquement. À l'état onirique, quelqu’un s'est approché de lui en disant : " Es-tu prêt ? " Le rêveur était perplexe car il craignait d'avoir affaire à l'ange de la mort et n'était pas prêt à accepter une telle invitation. " Non merci ", a-t-il répondu. Quatorze ans plus tard, au moment où il sortait d’une librairie, Paul Twitchell s'est avancé vers lui en personne, l’a pris par le bras et lui a posé la même question : " Es-tu prêt ? " Le brouillard du passé s'est soudainement dissipé et il a reconnu Paul comme étant l'homme qu’il avait vu en rêve.

Le pouvoir spirituel coulait déjà en lui à cette époque. Maints exemples de ce genre ont été rapportés au sujet de tous les Maîtres ECK. Même pendant les nombreuses années de formation requises avant de recevoir le Bâton de pouvoir ECK, ils sont déjà hauts-initiés dans les enseignements secrets ECK.

 

Une mission difficile

L'Âme demeure une entité unique au cours de ses nombreuses incarnations dans tous les mondes inférieurs. Nous sommes tous différents. Tout Maître ECK Vivant doit accomplir une mission qui lui est propre. Les Maîtres ECK de l'Ordre des Vaïragi l'aident à mettre en valeur ses aptitudes et ses dons particuliers afin qu'il puisse remplir sa mission.

Celle qui a été confiée à Paul était des plus difficiles. Matériellement parlant, Paul n'avait rien à gagner en acceptant sa mission. Au contraire, une personne déséquilibrée a tenté de le tuer en l’empoisonnant en septembre 1970, provoquant ainsi la maladie dont il a souffert au cours de la dernière année de sa vie. En dépit de sa santé chancelante, il a continué jusqu'à la fin à recueillir des enseignements portant sur la vérité et à les publier.

Paul était très organisé. Chaque fois qu'il mettait un livre en chantier, il en indiquait le titre en haut de la page et, ligne par ligne, les chiffres un à douze. Chaque chiffre correspondait aux douze chapitres du livre. Il écrivait ensuite le titre de chaque chapitre à mesure qu'il lui venait à l'esprit. Lorsqu'il a transcendé en 1971, il avait déjà rempli plusieurs de ces feuilles et sur certaines il manquait encore quelques titres.

 

La veille du jour où il est transcendé

Chaque fois que Paul s'apprêtait à donner une conférence, il en résumait les grandes lignes en un seul titre. Il avait préparé une série de causeries pour le séminaire de Cincinnati (Ohio) le week-end où il est transcendé. Vous vous demandez peut-être si un homme tel que Paul connaissait à l'avance le moment précis où il allait quitter ce monde.

À un certain moment après la cinquième initiation, il arrive que certains initiés connaissent le moment précis de leur départ. Mais d’un point de vue supérieur, cela n'a aucune importance. Votre désir est de servir de canal pour le ECK jusqu'à ce que vous n'ayez plus rien à lui donner.

Le soir où il est transcendé, Paul dînait en compagnie de plusieurs personnes au restaurant de l'hôtel. Il a commandé un sandwich de pain blanc au thon, mais comme il ne se sentait pas bien, il s’est excusé et a apporté son sandwich à sa chambre. D'après le rapport du médecin, Paul est transcendé d'une crise cardiaque peu de temps après.

Quelques ECKistes présents au séminaire savaient qu'il était arrivé quelque chose à Paul. Ils se sont rassemblés devant l'ascenseur du hall pour faire une contemplation. Peu de temps après, les portes de l'ascenseur se sont ouvertes laissant passer les personnes qui transportaient le corps de Paul sur une civière. Un ECKiste l’a observé au moment où il est passé devant lui et a eu du mal à croire qu'un corps humain pouvait être usé à ce point.

Ces souvenirs d’ECKistes qui ont connu Paul font partie de l'histoire d'Eckankar. Ils sont importants pour assurer sa continuité. Voici ce qu’un initié se rappelle de cet événement. La veille du jour où Paul est transcendé, l'ECKiste, assis près de la réception de l'hôtel, observait l'Homme-Dieu qui se tenait là, vêtu d’un costume bleu fripé, comptant attentivement ses sous.

Avant que Paul s'en aille, l'initié lui a dit : " On se revoit demain, Paul ". En lui jetant un regard étrange, Paul a répondu : " Oui, certainement ". Peu de temps après, il quittait son corps physique. Plus tard pendant le séminaire, Paul lui est apparu, car il le lui avait promis.

Tout le monde ne verra pas le Maître spirituel après qu’il aura transcendé. Toutefois, l’un des signes d’un véritable Maître est la faculté d’apparaître à ceux qui étaient ses disciples proches.

 

Le dernier service rendu à Dieu

Il arrive rarement qu’une personne aille au bout de ses forces pour servir, comme Paul Twitchell l’a fait. Même après avoir été empoisonné en Espagne, il a accompli sa mission et ses tâches de Mahanta. Le ECK est resté à l’oeuvre dans le corps qui était celui de Paul Twitchell jusqu'à ce qu'il ne puisse plus fonctionner. Paul a continué de rédiger les discours ECK et ceux qui révisent ses textes aujourd’hui peuvent reconnaître d’après ses écrits, les périodes durant lesquelles il était très malade. Il a continué de toute façon, car il avait des délais à respecter.

Voilà le dernier service que Paul a rendu au Sugmad en tant que collaborateur de Dieu. Il s’est consacré au service de l'Esprit jusqu'à l'épuisement. Sans la conscience supérieure des êtres spirituels plus évolués, la notion de service de Dieu est plus limitée. Nous pouvons penser : " Bien sûr, je vais servir Dieu, mais après 17 h, une fois mon boulot terminé. "

Être au service de Dieu ne signifie pas que vous deviez travailler jusqu'à l'épuisement. Cela peut arriver parfois, mais habituellement, la vie obéit à des cycles. Il y a des périodes d'intenses activités et des temps d'arrêt dans l'éternité. En connaissant ce principe, nous pouvons nous en servir afin de rester en bonne santé.

Vous devez connaître vos limites. Ainsi, vous pouvez manger des aliments sans valeur nutritive seulement pendant un certain temps. Le corps de certaines personnes est plus résistant que d'autres et elles peuvent mal se nourrir plus longtemps. Vous devez apprendre à reconnaître les moments où vous êtes en pleine forme et pouvez vous permettre d'abuser de vos forces. Vous devez aussi savoir si vous manquez d’énergie et devez par conséquent vous ménager.

Le même principe s'applique lorsqu'on présente le message ECK. Vous ne parlez des enseignements ECK qu’à ceux qui veulent bien vous écouter. Si aucune personne ne veut vous entendre, ne lui dites pas ce qu’elle n'a pas envie de savoir. Vous apprenez ainsi à être en harmonie avec l'Esprit de vie. Cette loi est encore plus importante que le ECK-Vidya, grâce auquel on peut prévoir l'avenir afin de contourner les difficultés qui nous attendent.

Lorsque vous êtes plus conscient, vous savez que l'endroit où vous servez le Sugmad importe peu. Que ce soit dans l'enveloppe de chair ou dans l'un ou l'autre des corps invisibles aux yeux physiques, cela n’a aucune importance. La vie dans les mondes intérieurs est aussi réelle qu'ici-bas. Vous y exercerez probablement les mêmes activités que celles auxquelles vous vous livrez dans ce monde-ci. Elles n’auront pas la même envergure, car votre état de conscience sera différent. Vous serez plus satisfait et plus heureux, et pourtant, quelque chose vous poussera à rechercher encore plus intensivement la vérité.

 

L’expérience de Paul dans les relations publiques

Quelle personnalité Paul Twitchell cachait-il ? Nous savons qu'il était organisé et qu'il avait un réel pouvoir spirituel. Par ailleurs, quel genre de formation a-t-il suivi ?

Paul était tout un numéro. Un employeur qui aurait étudié son curriculum vitae aurait pu le cataloguer comme " instable ", car Paul n’est jamais resté plus d’un ou deux ans dans bon nombre d'emplois qu’il a occupés.

Il a accumulé une vaste expérience dans le domaine des relations publiques où il a exercé sa créativité toute sa vie. Il a travaillé comme adjoint aux relations publiques de la Chambre de commerce des États-Unis et également pour une association de personnes handicapées. Il a même écrit et produit deux scénarios pour la télévision au nom des personnes handicapées, dont un qui mettait en scène des sénateurs connus.

Écrire a été la vie et la passion de Paul. Il a écrit une histoire de cow-boys qui a été publiée dans Collier's, revue qui jouissait d'une grande vogue dans les années 1950, sous l'un de ses nombreux pseudonymes, et il en avait tout un répertoire. Lorsqu'il écrivait des textes de nature philosophique, il utilisait généralement son véritable nom, mais s'il s'agissait d’histoires policières ou de cow-boys destinées à un public populaire, il utilisait des pseudonymes. Les écrivains agissent souvent ainsi afin de préserver leur réputation s’ils écrivent dans un genre différent.

 

Le sceau d'approbation de Paul

À l'époque où il travaillait pour un journal, Paul a pu créer avec les graphistes de la maison des autocollants portant son sceau d'approbation personnel ou son " prix citron " (sour-grapes award). Celui portant la mention " Recommandé par Paul Twitchell " comportait un dessin de lui coiffé d'une casquette et en dessous, l’illustration d’une main dont le pouce et l'index formaient un cercle pour signifier OK.

Paul envoya ces sceaux d'approbation à plusieurs personnes éminentes, dont Eleanor Roosevelt (accompagné d’une lettre aimable pour lui dire à quel point il avait apprécié une rubrique qu’elle avait écrite), Milton Caniff, auteur de la bande dessinée Steve Canyon (pour le complimenter du thème optimiste de ses récits) et le directeur d'une pizzeria de la chaîne Shakey’s Pizza Parlor, pour le féliciter de sa cuisine et de l'ambiance de son établissement.

Paul utilisait ces autocollants pour faire parler de lui. Lorsque les divers destinataires lui répondaient ou lui posaient des questions, il utilisait leurs commentaires dans des articles de journaux, sous un nouveau pseudonyme, concernant Paul Twitchell, ce type intéressant de Paducah (Kentucky).

Paul a passé une grande partie de sa vie à parfaire l'art de faire parler de lui et de mettre en valeur ses écrits. Il reconnaissait parfois que tout ce qu'il avait entrepris dans sa jeunesse avait mal tourné; il n'avait pas d’argent et n’était pas heureux. D'un autre côté, quand il s'occupait de relations publiques, il donnait l'impression que tout était formidable. À un journaliste qui l'interrogeait un jour, il a répondu qu’il n’était pas contre le fait de gagner assez d'argent pour être autosuffisant, mais qu’il ne travaillerait pas uniquement pour vivre dans le luxe.

Paul lisait au moins un livre et plus d’une douzaine de journaux par jour. À un moment donné, il a été attiré par la publicité d’une société fabriquant des saucisses. Elle utilisait plusieurs slogans pour vanter ses viandes et ses saucisses et Paul essayait immanquablement d’en améliorer la prose. Il leur a envoyé non seulement son sceau d'approbation, mais aussi une suggestion de slogan. [N. du T. : Il s'agit d'un jeu de mots intraduisibles basé sur les homophones anglais worst (le pire) et wurst (saucisse).]

Paul expérimentait constamment différentes méthodes promotionnelles. Un jour, à sa demande, le vendeur d'un magasin de vêtements pour hommes a accepté de faire un test. Quand un client ne parvenait pas à choisir une cravate, le vendeur lui en suggérerait une au hasard en disant : " Cette cravate est recommandée par Paul Twitchell. " Paul, éternel analyste d’études de marché, a raconté que le commis vendait souvent une cravate sur cette recommandation. Les clients se préoccupaient rarement de savoir qui était Paul Twitchell.

Paul savait aussi comment exaspérer les gens. Le client d'une société émettrice de carte de crédit a réagi à sa facture en écrivant quelques vers originaux. Le responsable du service de publicité de la société a décidé de s'en servir dans une campagne publicitaire. La réponse, rédigée sous forme d'un poème composé par le directeur général, visait à montrer le côté humain de la société.

Dès qu’il a lu ce poème, Paul s’est empressé d’expédier une longue lettre au directeur général pour lui signifier qu'il considérait le poème comme l’initiative la plus infantile dont il ait été témoin en vingt ans de métier dans les relations publiques. Après en avoir pris connaissance, il était évident que le directeur général serait complètement démoli.

Environ deux semaines plus tard, Paul changea d’avis. J'ignore ce qui l'a incité, mais il a écrit cette fois une lettre aimable au même directeur général en s’excusant d’avoir été un peu dur en critiquant récemment son poème, alors qu'il ne s'agissait probablement que d'une astuce publicitaire. Quoi qu'il en soit, Paul a voulu lui faire savoir qu'il se servait de leur carte de crédit constamment, car elle lui était très utile lorsqu’il voyageait partout dans le monde. Il a même proposé à la société d'utiliser son sceau d'approbation personnel et l’a invitée à s’adresser à son agent de publicité. Je ne sais pas comment cette histoire s’est terminée, mais je soupçonne que la lettre de Paul s’est retrouvée dans la corbeille à papier du directeur général.

 

Les premières années de formation

Une partie de la formation de Paul a consisté à apprendre comment se comporter et présenter ses écrits et ses idées sur la scène socioculturelle. Nombre de personnes pensent que Paul était un ascète qui a passé les premières années de sa formation avec Rebazar Tarzs dans l'immensité de l'Himalaya, persuadées qu'il a brusquement quitté cette vie ascétique pour la vie moderne, probablement entouré d’un halo de lumière étincelante.

C'est en tant qu'Âme évoluée que Paul s’est réincarné dans cette vie-ci, laquelle n’a pas été facile. Il a dû se perfectionner afin de livrer le message d'Eckankar. Sa formation visait à faire de lui un chef spirituel qui transmettrait au monde moderne la Lumière et le Son du ECK.

Paul s'est engagé dans la marine en 1942 au moment où la Seconde Guerre mondiale s’intensifiait. Comme chaque fois qu'il changeait de situation, Paul a rédigé un communiqué de presse à son sujet et l'a envoyé au rédacteur en chef du journal de Paducah (Kentucky). Il voulait que les habitants de sa région sachent qu'au lieu d'attendre de terminer sa formation d'officier, il s'était enrôlé comme simple soldat tant l'ennemi l'avait rendu furieux. Paul a passé ses deux premières années dans la marine au service des relations publiques à Pawtucket (Rhode Island), loin de la zone des combats. Il a été muté par la suite et affecté sur un navire à destination d’Okinawa et des Philippines.

Après avoir été démobilisé en 1945, Paul est retourné à Washington (D.C.) en 1946 avec Camille, la femme qu'il avait épousée en 1942. Il y occupait le poste de correspondant pour la revue Our Navy, vénérable périodique publié par la marine depuis environ 1892. Il a quitté ce poste un an plus tard avec une bonne lettre de référence du rédacteur en chef.

À Washington (D.C.), Paul s’est mis en rapport avec l’Église de scientologie, ce qui lui a valu certains ennuis. Quelques adhérents de ce mouvement étaient tenaces et l’ont importuné pendant longtemps. Au cours des années qui ont suivi, il a fait partie de divers groupes orientaux. Cette époque de sa vie a été riche en recherches de toute sorte, dont le point culminant a été l'expérience qu’il a relaté dans La griffe de tigre. Cette expérience vécue dans les mondes divins a eu lieu vers 1957.

 

La période du risque-tout

À ce moment-là, le mariage de Paul allait plutôt mal (Camille et lui ont divorcé plus tard vers 1961). Il a alors quitté Washington pour s’établir en Angleterre, alléguant qu'il en avait assez de ce contexte superficiel, plus particulièrement de la conscience sociale de cette période. Son caractère de risque-tout commençait à ressortir. Paul a recommencé à s’imposer comme un homme rude qui avait beaucoup souffert, simplement parce qu'il ne voulait pas suivre les règles imposées par la société.

Quelque six mois après son arrivée en Angleterre, Paul a appris que sa soeur Kay-Dee était mourante. Il est revenu à Paducah (Kentucky) et est demeuré auprès d'elle pendant les deux derniers mois de sa vie. Paul aimait beaucoup sa soeur et son départ a laissé un grand vide dans son existence.

Il est retourné à Washington (D.C.) le temps de vendre quelques articles qu’il avait entreposés, puis s’est dirigé vers San Francisco. Lors d’un arrêt à Des Moines (Iowa), il y a rencontré une jeune femme nommée Edith qui l’a convaincu de l'accompagner à Seattle (Washington). C'est ainsi que Paul, tout humain qu’il était et non tel un dieu descendu soudainement des hauts sommets, est allé à Seattle.

Le ECK nous attirera à lui de la façon qui est la plus adéquate, souvent par la puissance de son amour qui se manifeste par l’entremise d'une autre personne. Il nous conduit ici et là et, si nous acceptons de le suivre, nous emmènera encore plus haut.

À Seattle, grâce à ses relations dans le monde de la presse, Paul a pu décrocher un emploi au Post-Intelligencer. Il y est resté un an, soit le temps maximum qu’il pouvait endurer, puis a trouvé une autre façon de s’en sortir. D'après sa correspondance, un important studio de cinéma d'Hollywood avait acheté deux de ses livres, dont l'un écrit en 1945 et intitulé To Walk Alone [Marcher seul].

D’après ses lettres personnelles, la vie de Paul est devenue tout à coup plus confortable. Il pouvait maintenant quitter son emploi et voyager et en a profité pleinement. Il s’est d’abord rendu à Acapulco, est revenu par San Francisco, puis s’est rendu au Canada visiter quelques amis de l’Église de scientologie qui vivaient sur un ranch avant d’entreprendre un circuit à travers le sud des États-Unis. Après s'être arrêté à Houston et à Dallas, il est revenu à Washington (D.C.) et est même retourné en Angleterre.

Paul a été un rebelle unique. Il a eu de l’argent pendant un certain temps, mais après l'avoir dépensé ou prêté, il ne lui est rien resté. Paul avait cependant grande confiance en ses capacités et ce qu'il avait réussi une fois, il pouvait le réussir à nouveau.

Les premiers signes de son futur poste de chef spirituel sont apparus dès 1961. Une jeune femme, ayant entendu parler de ses vastes connaissances en matière de religions orientales, lui a écrit une lettre indiquant qu’elle désirait en savoir davantage. Paul lui a répondu en novembre de la même année en lui envoyant son manuscrit La griffe de tigre. Il l’a prévenue de ne pas le lire trop vite, mais apparemment cette dame a été très captivée par le manuscrit ou par Paul lui-même.

Elle est devenue envahissante, venant souvent frapper à sa porte lorsqu’il était occupé à écrire, recevait des invités ou contemplait. Paul a réagi en lui écrivant une lettre dans laquelle il lui expliquait que ses visites inopinées le dérangeaient beaucoup. Lorsqu'il se trouvait en transe profonde ou en contemplation, il souffrait lorsqu’il devait réintégrer son corps soudainement. Afin d'atténuer le choc de sa demande brutale de respecter son intimité, Paul lui a envoyé une bouteille de champagne.

Fin diplomate, Paul était très aimable avec ceux qui le méritaient. Mais il avait parfois la langue acérée et savait se défendre habilement contre ceux qui l'attaquaient.

 

L'ancienne science du Voyage de l'Âme

 

En mai 1965, Paul dirigeait des ateliers sur le Voyage de l'Âme à la Fondation de parapsychologie de Californie à San Diego. Pour exprimer le déplacement de la conscience, le mouvement de l’Âme qui passe de l'état humain à l'état spirituel ou à l'un des états psychiques intermédiaires, le mot le plus adéquat qu'il a pu trouver à cette époque a été bilocation.

Il a cessé de l'employer plus tard, car les gens confondaient cette expression avec le phénomène consistant à apparaître à deux endroits à la fois, ce que Paul pouvait également faire, soit dit en passant. Mais ceci n'avait rien à voir avec ce qu'il enseignait. Son enseignement portait sur l'ancienne science du Voyage de l'Âme, soit le mouvement ou la libération de l'Âme qui parcourt les mondes célestes en toute liberté pendant que l'on est encore dans son corps. Tel a été le cadeau qu’il nous a légué.

Étant donné que ces ateliers suscitaient un intérêt grandissant grâce au bouche à oreille, on a demandé à Paul de mettre ses enseignements par écrit. Cette étape a marqué le début des discours ECK.

Les discours ECK reflétaient ce que Paul effectuait à un moment donné. S'il enseignait le Voyage de l'Âme, il l'exprimait en ces termes. Vous pouvez voir comment ses écrits ont évolué depuis les premiers jours. Avec le temps, les gens comprenaient mieux ce que la conscience Mahanta signifiait et Paul a pu leur transmettre une plus grande part de vérité.

 

L'avenir des enseignements ECK

Sur l'avis des conseillers juridiques de Paul, Eckankar est devenu un organisme à but non lucratif en 1969, ce qui assurait ainsi la stabilité financière, la continuité des enseignements ECK et l'avenir d'Eckankar.

Nous pouvons rêver et espérer de tout cœur que Dieu nous dévoile la vérité simplement parce que nous le lui demandons, sans avoir à nous donner la moindre peine. C’est faux. Le ECK existe sur terre sous forme des enseignements d'Eckankar, mais rien ne s'accomplit spontanément. Révéler et transmettre ces enseignements exige beaucoup d’organisation et d’efforts, aussi bien de votre part que de la mienne.

Lorsque son influence se fait sentir, le ECK nous dit : " Vous ne pouvez vivre en paix avec vous-même tant que vous n’aurez pas dispensé mes bénédictions dans le monde ". À mesure que vous recevez cette sagesse et ces connaissances, vous devez apporter votre modeste contribution au service du ECK afin de répandre son message.

Le ECK est amour. Il n’existe aucune vérité tant que nous ne savons pas que le ECK est amour. Et si le ECK est amour, nous pouvons trouver le moyen d’unir nos forces, individuellement et collectivement, afin de présenter le message ECK aux habitants de la terre qui sont prêts à l'entendre.

 

Séminaire ECK mondial, Washington (D.C.),
le samedi 27 octobre 1984

 


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Extrait de Golden Heart, Mahanta Transcripts, Book 4, copyright ã 1990 ECKANKAR. Tous droits réservés.